À Grenoble, l’écologie a-t-elle déjà gagné ?

Quartiers populaires : des habitants mobilisés contre les briseurs de rêves  - Basta!

À quelques jours du premier tour des élections municipales, Allan Brunon organise sa dernière réunion publique de la campagne intitulée « Faire mieux que l’écologie bourgeoise ». Pour nourrir ce débat, il a choisi d’inviter Clément Sénéchal, auteur de Pourquoi l’écologie perd toujours (Seuil, 2024).

Alors que Laurence Ruffin est en tête des intentions de vote, le choix de cet invité n’est pas anodin. Dans son livre, Sénéchal avance une thèse : malgré l’urgence climatique, le mouvement écologiste échouerait systématiquement à transformer la société, parce qu’il s’est construit sur une stratégie politique largement inefficace — faite de plaidoyer institutionnel, de campagnes de sensibilisation et d’actions symboliques, mais rarement capable d’affronter réellement les structures du pouvoir économique.

Ancien chargé du plaidoyer à Greenpeace, il connaît de l’intérieur les limites de l’environnementalisme institutionnel. Ce diagnostic n’est pas entièrement infondé concernant le positionnement des grandes ONG environnementales. Mais mobiliser ces arguments dans le cadre de l’élection municipale grenobloise, c’est se tromper de terrain. Car à Grenoble, l’écologie politique gouverne la ville depuis plus d’une décennie. La réalité de la transformation écologique de la ville rend sa thèse inopérante — et la stratégie politique d’Allan Brunon avec elle.

C’est peut-être la question elle-même qu’il faut retourner — et résister, ce faisant, à l’air du temps du « backlash écologiste ». L’expérience grenobloise invite à déplacer le regard : non pas pourquoi l’écologie perd, mais comment, là où elle a déjà gagné, aller plus loin dans la transformation sociale et écologique des territoires.

Une tradition municipaliste ancienne

Pour comprendre la réussite de l’écologie politique à Grenoble, il est nécessaire de resituer cette expérience dans une longue histoire municipale. Berceau du mutualisme, Grenoble a incarné très tôt une tradition municipaliste. Dès 1903, la ville avait municipalisé les services essentiels — l’eau, le gaz, l’électricité. Dans l’entre-deux-guerres, elle avait développé un socialisme municipal sous les mandats de Paul Mistral, en lien avec les réseaux de l’Union internationale des villes, pour construire du logement social, des parcs et des services publics.

Dans l’élan de la Libération, Grenoble a vu naître Peuple et Culture, mouvement d’éducation populaire né de la Résistance, fondé sur l’idée que la transformation sociale passe par l’émancipation des habitants. C’est dans cette filiation que les Groupes d’action municipale ont poursuivi cette tradition avec Hubert Dubedout, en défendant la participation des habitants à la transformation de la ville. C’est dans ce contexte qu’est née la Villeneuve.

La parenthèse d’Alain Carignon — maire de droite condamné pour corruption, aujourd’hui candidat une nouvelle fois — a marqué une rupture dans une ville ancrée à gauche. Mais c’est précisément à ce moment que l’écologie politique s’est illustrée en menant la bataille pour reprendre le contrôle du service de l’eau, privatisé au bénéfice de la Lyonnaise des Eaux. Cette lutte a d’abord abouti à la condamnation d’Alain Carignon, puis en 2000 à une remunicipalisation pionnière, alors unique en France, qui inspirera ensuite des dizaines de villes dans le monde.

Ce que l’on observe aujourd’hui à Grenoble n’est donc pas une expérience improvisée. C’est une solide culture politique locale construite sur plusieurs décennies, faite de combats pour les services publics, la justice sociale et une écologie municipale — qu’il s’agit de défendre contre une alliance de la droite corrompue et de la droite libérale qui n’ont jamais cessé de vouloir en finir avec elle.

L’écologie municipale d’Éric Piolle

Le livre de Sénéchal est d’abord une critique de l’environnementalisme d’en haut. Il consacre de longs développements à la naissance de Greenpeace, aux stratégies des grandes ONG, aux circulations dans certains cercles politiques — notamment à travers des figures comme Nicolas Hulot. Lorsqu’il évoque les victoires municipales écologistes de 2020 — Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble —, il les balaie rapidement : elles ne produiraient pas d’élan politique national et ne donneraient aucune dynamique sérieuse à l’écologie politique. Autrement dit : ce qui ne remonte pas vers la scène présidentielle ne compterait pas vraiment.

Cette vision par le haut inverse l’ordre des choses. L’écologie municipale n’a pas vocation à être une rampe de lancement pour la campagne présidentielle. Elle vise d’abord à transformer les conditions dans lesquelles vivent les habitants. Lorsqu’une ville remunicipalise l’eau, elle ne mène pas une campagne de sensibilisation : elle change la structure de propriété de la ressource. Lorsqu’elle construit des pistes cyclables, elle transforme les conditions concrètes de mobilité. Lorsqu’elle réhabilite les écoles de quartier, elle n’interpelle pas le pouvoir : elle exerce le pouvoir communal. Comme la plupart des innovations sociales, le changement d’échelle ne s’opérera qu’à partir de la diffusion de ces expériences locales — et non l’inverse.

À Grenoble, les résultats sont là. La gestion de l’eau est publique. La production d’énergie renouvelable couvre désormais l’équivalent de la consommation électrique de l’ensemble des habitants. Un quart des déplacements domicile-travail se fait à vélo. Les émissions de carbone ont significativement reculé sur quinze ans. Plus de 10 000 arbres ont été plantés pour réintroduire la nature dans une ville dense. Le logement social représente un quart du parc résidentiel. Et la moitié des investissements municipaux des deux derniers mandats a été consacrée à la rénovation des écoles.

Ces transformations sont visibles dans la vie quotidienne et comptent parmi les expériences les plus avancées en Europe. La ville que l’on traverse aujourd’hui a amorcé sa transition écologique et inspire de nombreux territoires.

Pour une écologie populaire

L’interpellation de Brunon pourrait ouvrir un débat utile sur la nécessaire articulation entre transformation sociale et transformation écologique. Mais elle manque son objet : en voulant se démarquer, elle disqualifie l’expérience grenobloise en recourant à une rhétorique connue et dépassée. On pense irrésistiblement à l’anathème « petit-bourgeois » des années 1970, qui servait moins à analyser qu’à invalider. L’exigence de faire mieux est légitime — mais elle est plus crédible lorsqu’elle s’appuie sur une critique solide de ce qui a été construit plutôt que lorsqu’elle le congédie d’une caricature.

S’il existe une écologie bourgeoise, elle a un visage précis : le greenwashing des multinationales, les politiques climatiques des gouvernements Macron qui imposent des taxes carbone sans redistribution et le technosolutionnisme qui promet de résoudre la crise climatique sans toucher aux structures économiques. Oui, ces politiques nationales, conçues d’en haut, nourrissent un ressentiment dans les classes populaires. Mais elles ne peuvent être confondues avec les politiques menées à Grenoble — les amalgamer, c’est alimenter un confusionnisme qui profite à l’extrême droite et au rejet de l’écologie.

C’est donc sur un autre terrain que doit se jouer le débat sur l’écologie populaire — un débat qui mérite mieux que des stratégies politiciennes. Murray Bookchin l’avait formulé depuis longtemps : l’écologie doit s’ancrer dans la vie concrète des habitants. Joan Martínez Alier a prolongé cette analyse en montrant qu’il existe une écologie née des luttes populaires pour défendre l’environnement immédiat. Aux États-Unis, le mouvement pour la justice environnementale en a donné l’illustration la plus puissante. C’est l’émergence d’un mouvement équivalent en France — une écologie ancrée dans les quartiers, portée par ceux qui subissent de plein fouet la précarité énergétique, la pollution et la chaleur urbaine — qui constitue le vrai horizon d’une écologie populaire.

S’il est nécessaire de mener une critique de l’écologie municipale, elle doit d’abord porter sur les limites de l’expérience actuelle. Par exemple, le fait de ne pas avoir toujours suffisamment réussi à renforcer le pouvoir des habitants malgré les dispositifs d’interpellation citoyenne. La rénovation urbaine de la Villeneuve en a donné l’illustration la plus révélatrice. Les habitants ont mené une longue mobilisation pour défendre un projet de réhabilitation plutôt que de démolition des logements sociaux. Une partie du projet d’écoquartier populaire porte la trace d’une co-construction entre les habitants et la municipalité. Mais lorsque les habitants ont proposé un référendum d’initiative citoyenne pour trancher démocratiquement, il n’a pas bénéficié du soutien municipal attendu. C’est là que se situe le pas inachevé : celui qui sépare une écologie pour le peuple d’une écologie par le peuple. Cette critique, portée de l’intérieur du rassemblement des citoyens, de la gauche et des écologistes, n’a pas vocation à diviser mais à approfondir : elle trace le chemin vers une écologie qui construise avec eux les conditions d’une transformation réelle des rapports sociaux.

C’est précisément l’ambition du municipalisme coopératif porté aujourd’hui par Laurence Ruffin, qui place la démocratie directe au cœur de son programme. Elle propose d’instaurer des référendums citoyens ouverts à tous les Grenoblois·es dès 16 ans et quelle que soit leur nationalité — notamment sur les grands projets d’aménagement — pour donner aux habitants un véritable pouvoir de décision durant le mandat. Il s’agit de prolonger les transformations engagées à Grenoble en franchissant une nouvelle étape démocratique. Non plus seulement gouverner pour les habitants, mais construire avec eux les politiques publiques — en associant davantage les collectifs, les associations, les syndicats et les habitants des quartiers populaires aux décisions qui transforment leur ville.

Affirmer, comme le fait Clément Sénéchal, que l’écologie perd toujours, c’est passer à côté de tous les territoires où elle a déjà gagné — comme Grenoble, dont les habitants auront précisément à décider de prolonger ou non l’expérience lors des élections municipales des 15 et 22 mars. Prétendre, comme le fait Allan Brunon, qu’elle y serait bourgeoise, c’est se tromper d’adversaire — et risquer de diviser ceux qui ont précisément construit cette expérience.

Murray Bookchin l’avait formulé il y a quarante ans : aucun problème écologique ne peut être résolu sans transformation sociale profonde, car la domination de la nature procède des dominations sociales. Il défendait la stratégie du municipalisme : investir les institutions locales, construire une démocratie directe à l’échelle de la ville et gérer collectivement les ressources. Grenoble s’inscrit depuis longtemps dans cette stratégie municipaliste. Elle doit aller plus loin — en défendant des services publics universels pour préserver les biens communs et en gouvernant non plus seulement pour les habitants, mais avec eux.

David Gabriel – 9 Mars 2026

Programme pour les communs, le municipalisme et le droit à la ville

Biennale des Villes en Transition & Off du 8 au 11 Juin 2023 à Grenoble

Depuis 2017, la Biennale des Villes en Transition de Grenoble est un événement visant à découvrir des alternatives locales, nationales et internationales en faveur de la transition sociale, écologique et démocratique.

Dès la première édition, des associations d’habitant-es ont organisé des initiatives inscrites dans le programme et dans des activités « off » pour mener des luttes et actions tout en gardant un esprit critique.

Dès la première année, nous avons alerté que la transition écologique n’était possible qu’à la condition d’une justice sociale. Face au risque de « gentrification verte » de notre ville, les politiques sociales, urbaines et radicales doivent être élaborées avec les habitant-es dans le respect des formes d’auto-organisation.

Nous avons ainsi contribuer à l’organisation d’une Assemblée des Communs qui se veut être un espace de espace d’échanges, d’auto-organisation et de co-construction pour l’apprentissage, la préservation et le développement des communs à l’échelle du bassin de vie grenoblois. Nous avons également organisé plusieurs évènements en faveur du municipalisme et du Droit à la Ville.

Pour cette nouvelle édition, nous proposons un programme pour les communs, du municipalisme et du Droit à la ville en invitant de nombreuses organisations et partenaires à nous rejoindre pour construire nos futures luttes et alternatives.

Contact : planning@zaclys.net https://grenoble.entransition.fr/

Inscription :

https://framaforms.org/inscription-au-programme-pour-les- communs-le-municipalisme-et-le-droit-a-la-ville-a-la-biennale-des

Jeudi 8 Juin 2023


LES QUARTIERS POPULAIRES A L’ERE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

A l’occasion des 40 ans du rapport Dubedout « Ensemble, refaire la ville »

De 10h à 17h à l’auditorium du muséum d’histoire naturelle, Place de Lavalette.

Il y a 40 ans, le maire de Grenoble, Hubert Dubedout rédigeait le rapport “Ensemble, refaire la ville ” à l’origine de la politique de la ville. Si les institutions s’étaient donnés pour objectif de réduire les inégalités sociales entre les territoires, force est de constater que les difficultés sociales et économiques persistent. Face à cette situation, les habitant-es et les associations n’ont cessé de s’organiser. De la marche pour l’égalité et le racisme jusqu’à la création de la coordination nationale “ Pas Sans Nous ”, les militant-es des quartiers populaires se sont mobilisés pour exiger l’application du droit commun et le respect des droits humains. A l’heure des effondrements des systèmes écologiques, environnementaux, sociaux, sociétaux, énergétiques, économiques, démocratiques, nous proposons une journée pour faire le bilan de la politique de la ville rassemblant des habitant-es, associations, experts et chercheurs pour construire ensemble des propositions pour une justice sociale et climatique. Co-organisé avec la coordination nationale Pas Sans Nous, Pas Sans Nous 38 Next Planning, table de quartier de Villeneuve.

Suivi d’une soirée informelle (lieu à déterminer)

Vendredi 9 Juin

  • Stand des communs de 10h à 17h au Parc Pompidou Le stand des communs est l’occasion de présenter tout au long de la journée des initiatives pour les communs menés dans l’agglomération grenobloise et au delà. Au programme : découverte de la notion de commun, cartographie des communs naturels, atelier relocalisons, éducation bien commun, communs de l’alimentation, réflexion sur les communs populaires… Le stand sera également le point de rendez vous pour des balades urbaines pour découvrir les alternatives dans l’agglomération.

Samedi 10 Juin

La caravane pour le droit à l’alimentation a pour objectif de contribuer à l’accès à une alimentation locale de qualité. A l’occasion de la Biennale des villes en Transition et de la Fête des Tuiles, nous mobiliserons la caravane food truck pour cuisiner, transformer et distribuer des produits locaux lors d’ateliers organisés dans l’espace public.

Co-organisé avec Pas Sans Nous 38 et le collectif SS38 au Village Alimentaire https://www.grenoble.fr/agendaRCM/90060/2954-le-village-alimentaire.htm?periode=160022

  • Rencontre du Parlement de l’eau

Et si… un fleuve avait la possibilité de s’exprimer et de défendre ses intérêts ? C’est le défi porté par une communauté de citoyens réunis au sein de France-Nature environnement Isère et des partenaires qui visent à reconnaître une personnalité juridique à la rivière.

de 11h30 à 12h30 à l’espace conférence (parc 39 Rue Général Mangin) Discussion avec les habitants de Sarayakus en partenariat avec FNE38, des étudiants de l’Ensag, intervention de Bintou Sombié & Civipole

Atelier sur les communs et la nature à l’espace conférence de la Biennale des Villes en Transition de 13h à 15h à l’espace conférence (parc 39 Rue Général Mangin)

Présentation du projet de cartographie participative des communs ruraux, forestiers et maritimes français. Depuis plusieurs mois, un groupe s’est donné pour objectif de construire un outil de cartographie contributive pour localiser et de documenter de manière participative, un nombre significatif de ces communs ruraux, forestiers et maritimes. Il s’agit de mieux connaitre leurs localisations, règles et usages, leurs cadres juridiques et leurs histoires, les services sociaux, écosystémiques qu’ils rendent et les risques encourus s’ils disparaissent, mais aussi les communautés d’usage qui en prennent soin.

    Dimanche 11 Juin

    • 7ème Assemblée des communs de Grenoble à l’espace conférence de la Biennale des Villes en Transition

    L’Assemblée des Communs de Grenoble est un espace d’échanges et de co-construction pour l’apprentissage, la préservation et le développement des communs à l’échelle du bassin de vie grenoblois. La 7ème Assemblée des Communs aura pour objectif de présenter plusieurs initiatives en faveur des communs ruraux, urbains & populaires.

    Parmi les initiatives présentées lors de l’assemblée des communs : parlement de l’Isère, groupe de travail sur le prêt à usage, auto-organisation des habitant-es à travers les tables de quartier, épargne solidaire en faveur des communs, cartographie des communs ruraux, gouvernance de l’assemblée des communs et articulation avec les assemblées des communs à Lyon et à l’échelle francophone.

    Inscription :

    https://framaforms.org/inscription-au-programme-pour-les- communs-le-municipalisme-et-le-droit-a-la-ville-a-la-biennale-des

    Documentation : Tout au long de la Biennale : cheminements exploratoires pour se balader, découvrir et créer une documentation partagée réalisé par Next Planning et le laboratoire de recherche populaire.

    https://pad.lescommuns.org/7yBEH983S_KyEJ_vWo0m2A?view

    RELOCALISONS

    Une initiative “Exporterre”
    Association
    Next Planning
    Contact: planning@zaclys.net
    Lauréat
    du programme LaTransition Écologique, Ici et Ensemble dela Fondation de France.



    Résumé du projet

    Le projet « Relocalisons ! » expérimente la relocalisation d’une dizaine d’objets de la vie quotidienne et produits de première nécessité pour qu’ils deviennent des biens communs. Des ateliers participatifs et une conférence de consensus permettront de déterminer un nombre limité d’objets et produits de première nécessité qui peuvent être produit localement. Grâce à une cartographie des compétences et une réflexion sur l’éco-conception qui intègre le cycle de vie des objets, ce projet vise à apporter des solutions concrètes à des besoins fondamentaux, promouvoir la sobriété et favoriser l’émergence d’une économie circulaire et transformatrice.

    Origine du projet

    Depuis septembre 2019, l’équipe Exporterre mène un travail de terrain dans le quartier populaire de la Villeneuve pour identifier les produits qui sont vendus sur les marchés populaires et réfléchir à la provenance de ces produits. Ce projet a été accompagné d’une première réflexion sur les compétences au sein d’un territoire,
    la construction de partenariat et l’émergence de projets qui contribuent à une économie transformatrice. D’autre part, en Janvier 2020, le groupe Transform’ a également réfléchi à la transition sociale et écologique du territoire. Au cours de la crise du COVID19, nous avons pris conscience de l’absence de production locale d’objets fondamentaux qui nous a incité à élaborer ce projet.


    Présentation

    Nous vivons dans une société où l’économie repose sur l’achat de biens de consommation. Les chaînes de production et d’apprivisionnement les faisant parfois parcourir toute la planète avant d’arriver jusqu’à nous avec des coûts environnementaux importants. Les cycles de vie des objets sont ainsi écourtés, on parle alors d’obsolescence programmée. Le paroxysme de cette hyperconsommation est l’objet jetable, mis à la poubelle après une seule utilisation. La crise du Covid19, rend visible certains constats et amène à plus de discernement quant à l’utilité ou non des objets. En effet, la pénurie de masques est venue questionner cruellement les conditions d’acheminement des objets et
    force a été de constater qu’une partie des objets essentiels à notre santé n’ont plus été acheminés car ils ne sont pas produits dans nos territoires (on notera que 60% de nos objets proviennent d’Asie du Sud Est). Au cours des trente dernières
    années de globalisation, le phénomène de délocalisation de la production s’est intensifié et contribue fortement à l’épuisement des ressources naturelles, à la perte de biodiversité et au dérèglement climatique.




    Nous pensons qu’il est essentiel de se baser sur les besoins essentiels de chaque être humain pour imaginer une économie transformatrice et répondre à la nécessité d’un travail qui fait sens et peut avoir de la souplesse quant aux lieux où il se vit (ateliers, travail à la maison…). Nous pensons qu’il est souhaitable de
    repenser les objets de la vie quotidienne. Quels sont les objets dont nous avons réellement besoin ? Quel est le cycle de vie de ces objets ? Comment est-il possible de repenser la chaine de production et de vente de ces objets pour réduire l’impact environnemental ?Quel est le juste prix des objets et la valeur du travail qui contribue à une économie transformatrice ? Voici quelques unes des
    questions auxquelles nous souhaitons répondre.

    Objectifs

    Objectif principal:
    Lancer un processus de relocalisation de dix objets de la vie
    quotidienne pour qu’ils deviennent des communs accessible à tous dans le bassin
    de vie de l’agglomération de Grenoble.




    Objectifs secondaires :
    1

    .Mobiliser les savoir-faire d’un territoire et développer les compétences nécessaires à la relocalisation des dix objets (formation/accompagnement) dans
    le territoire.
    2.
    Réduire l’impact environnemental des objets de première nécessité
    et les rendre plus accessibles en diversifiant les lieux d’écoconception et de
    production (FabLab,domicile, tiers-lieu).
    3.
    Promouvoir la sobriété auprès des acteurs et du grand public et rendre attractif
    les activités de conception et production d’objets.



    Mise en oeuvre

    Le projet « Relocalisons ! » se mettra en oeuvre à l’échelle du bassin de vie de l’agglomération grenobloise ce qui correspond au Schéma de Cohérence Territoriale. En effet, cette échelle semble la plus pertinente pour réfléchir à la relocalisation d’objet et produits de première nécessité grâce à la diversité
    des territoires qui la compose. La gouvernance de ce territoire est multiscalaire c’est à dire composée de divers entités (Métropole, Communes, EPCI…) et nous permet une transversalité dans nos actions. Si le bassin de vie nous semble l’échelle pertinente, nous avons identifié 3 sites qui peuvent venir en support de notre activité : la zone Neyrpic (une friche industrielle) située sur la commune de Saint Martin d’Hères, les friches industrielles de la commune de Voiron et la centralité Sud (friches tertiaires + grand programme de réhabilitation sur 30ans).


    La ferme urbaine coopérative de la centralité sud

    Ce projet a été déposé à un appel à candidature « Quartier Fertile » en partenariat avec le Collectif Autonomie Alimentaire de Grenoble, la Régie de Quartier Villeneuve-Village Olympique, l’association Planning et des habitants. Il est actuellement en cours d’instruction.

    But du projet : création d’une ferme urbaine qui favorise le développement d’activités économiques autour de l’alimentation basée sur la participation des habitants : de la culture agroécologique à la création de services innovants en passant par la transformation et la vente de produits locaux.

    Objectifs principaux

    Objectif 1Produire une alimentation locale de qualité, qui favorise les circuits courts et qui soit accessible pour tous.
    Objectif 2Améliorer les conditions de vie des habitants de la Villeneuve de Grenoble et d’Echirolle en favorisant une alimentation de qualité
    Objectif 3Favoriser la participation des habitants des Villeneuve de Grenoble et d’Echirolles aux projets d’agriculture urbaine
    Objectif 4Faire de l’agriculture urbaine un levier de la transition sociale, écologique et démocratique dans la centralité sud de la métropole
    Objectif 5Améliorer l’attractivité de la Villeneuve de Grenoble en favorisant des activités qui génèrent des emplois locaux.

    Localisation du projet :

    Le projet concerne la Villeneuve de Grenoble (Arlequin, Géants, Village Olympique) et la Villeneuve d’Echirolles (les Granges, Essarts-Surieux). La localisation de la ferme urbaine au cœur de ce territoire d’avenir en transition doit permettre d’ouvrir les quartiers sur leur environnement immédiat et de renforcer les liens entre les deux Villeneuves.

    La création d’une ferme urbaine est le résultat d’une phase de maturation des acteurs locaux. Dès 2013, l’agriculture urbaine a été identifiée par les habitants comme un enjeu du renouvellement urbain dans les démarches de co-constrution porté par l’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU). Au fil des années, plusieurs jardins partagés ont émergé sur le territoire favorisant l’implication des habitants sur les enjeux de l’alimentation. En septembre 2019, une coordination alimentation a été créé à la Villeneuve de Grenoble piloté par la direction territoriale de la ville de Grenoble. Un groupe de travail a alors émergé avec les services en charge du renouvellement urbain au sein de la ville de Grenoble et de la métropole. Les réflexions ont permis d’étudier puis confirmer l’intérêt de l’implantation d’une ferme urbaine dans la centralité sud.

    Description sommaire du projet

    Le projet a pour but l’implantation d’une ferme urbaine qui favorise le développement d’activités économiques autour de l’alimentation et la participation des habitants : de la culture agroécologique à la création de services innovants en passant par la transformation et la vente de produits locaux. Ce projet est mise en oeuvre d’une part, en réalisation une série d’études techniques et d’autre part, en menant un travail de mobilisation, de conscientisation et de formation des habitants. Du point de vue agricole, nous proposons un système cultural bio-intensif sur petites surfaces, eu égard à la productivité du modèle et à l’acceptabilité de son degré de technicité mais également des contraintes foncières du secteur. Le modèle économique repose sur la vente des produits de la ferme urbaine et la diversification des activités : transformation, pédagogie, innovation et diversification des services au bénéfice des habitants et de l’environnement.

    La ferme urbaine a pour ambition de développer de nouvelles activités économiques autour de l’alimentation : production, transformation et ventes. Il s’agit de développer une filière agroalimentaire à partir d’une production locale mais également de coopérations territoriales avec des territoires ruraux. La ferme urbaine fonctionnera comme un pôle de services à destination des habitants qui favorise des activités d’insertion par l’activité économique, de formation, de pédagogie mais aussi d’innovation grâce à des partenariats avec les universités du territoire. Il s’agit d’une dimension importante de la ferme urbaine puisque son modèle économique repose sur la diversification des activités au delà de la seule production agricole : transformation, vente, pédagogie, logistique urbaine et innovation au bénéfice des habitants et de l’environnement.

    Calendrier de déploiement

    Phase 1 (2020-2021)Etudes préalables et avant-projetA. Etudes préalables (2nd semestre 2020)
    B. Mobilisation (1er trimestre 2021)
    C. Avant-projet sommaire de la ferme urbaine (1er trimestre 2021)
    D. Co-construction habitante (2e trimestre 2021)
    E. Avant-projet détaillé (3e trimestre 2021)
    Phase 2 (2021-2022)Installation de la ferme urbaine coopérativeA. Travaux préliminaires et structurants (septembre 2021 – mars 2022)
    B. Lancement du projet économique et social (septembre 2021 – mars 2022).
    C. Conduite de la 1ère saison maraîchère (2022)
    D. suivi et évaluation de l’ancrage de l’agriculture urbaine sur le secteur
    Phase 3 (2023 -….)Pérennisation de la ferme

    Plus d’infos : collectif Autonomie Alimentaire de Grenoble florence.ghestem(a)free.fr ou directement via Planning ( planning (a) zaclys.net )

    Déposez vos projets pour la Fabrique de la Transition dans la région grenobloise avant le 5 Juin 2020

    Vous avez peut être déjà entendu parler des Fabriques de la transition ? Il s’ agit d » une alliance d ‘acteurs et de réseaux de la transition qui ont pour ambition de susciter un changement d’échelle des transformations en cours. Il y a quelques semaines, ces acteurs ont lancé un appel à un plan de transformation citoyen.

    Le collectif TRANSFORM qui met en lien des acteurs du changement dans des dynamiques de transition sociale, écologiques, démocratiques et économiques s’ est proposé de relayer cette initiative dans la région grenobloise.

    Soyons prêts, nous acteurs des territoires, à valoriser ensemble les projets portés par des acteurs de la transition (associations, collectivités locales ou tout autre acteur territorial). Des projets qui ont valeur d’exemple, par leur contenu, par leurs processus d’élaboration, par leur capacité d’entraînement.

    Ensemble, faisons converger le même jour tous ces projets exemplaires vers les préfectures, vers les exécutifs régionaux et pourquoi pas les CESER. Montrons que ces projets sont l’amorce de véritables fabriques territorialisées de transition. Les acteurs de la Fabrique des Transitions relaient aujourd’hui cet appel pour initier une remontée massive et coordonnée de projets à l’échelle nationale. En suivant ces étapes :

    • Étape 1 : Listez vos projets et précisez en quoi ils relèvent de la Transition
    • Étape 2 : Transmettez le 5 juin 2020 votre liste de projets aux Préfets et Présidents de Région (en nous mettant en copie).
    • Étape 3 : Confortez les dossiers de vos projets et bénéficiez en cas de besoin de l’appui des alliances régionales de la fabrique constituées pour vous soutenir

    Pour participer c ‘est très simple, il suffit de compléter ces quelques lignes pour envoyer massivement tous nos projets le 5 Juin prochain aux institutions publiques :

    Si vous avez plusieurs projets, vous pouvez les lister en respectant le format ci-dessus. Pour la diffusion des projets, soit vous diffusez directement le projet aux autorités, préfets et présidents de régions, soit vous nous envoyez vos documents par mail à fabrique.transition38(a)zaclys.net (avant le 5 Juin).

    Nous espérons que vous nous contacterez pour faire plus ample connaissance et voir comment nos élans et projets s ‘articulent  !

    Vous pouvez nous contacter via transform38(a)zaclys.net

    Prendre soin de Villeneuve : construire des propositions face à la crise

    Construire ensemble des propositions face à la crise à la Villeneuve et au-delà

    A la Villeneuve comme ailleurs, la crise sanitaire du COVID19 aura de nombreuses conséquences sociales, économiques et financières. Alors que l’on commence à réfléchir à l’après-crise, il n’est pas possible de faire comme si rien ne s’était passé.

    Dans ce contexte, il est nécessaire d’adapter le projet urbain en le reconsidérant avec l’ensemble des parties, à commencer par les habitants. La transformation urbaine de la Villeneuve, et plus largement de la centralité sud, doit contribuer à apporter des réponses à la crise.

    C’est pourquoi nous proposons que les habitants, associations, artisans, étudiants, professionnels deviennent force de proposition pour «Prendre soin de la Villeneuve » et au-delà. A partir de toutes les ressources existantes, nous vous proposons de construire un nouveau cycle pour imaginer la résilience du territoire.

    Cette rencontre est ouverte à tous les acteurs du territoire et au delà. Le premier rendez-vous aura lieu le jeudi 30 avril de 18h à 21h par visioconférence.

    La première rencontre de ce cycle aura lieu le jeudi 30 avril de 18h à 21h par visioconférence

    Inscription : ricarlequin@gmail.com

    Next Planning

    L’association Next Planning facilite la création et l’accompagnement d’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU). Si vous voulez nous rejoindre ou créer un APU dans votre ville, contactez-nous !

    Un Atelier Populaire d’Urbanisme est un espace d’organisation des habitants et leurs soutiens (comités d’habitants, associations, professionnels…) pour élaborer des projets d’urbanisme participatif qui défendent les intérêts des habitants des quartiers populaires. Ils sont souvent créés à la suite de plan d’urbanisme imposés par les pouvoirs publics ou privés qui sont contestés par des collectifs d’habitants. Un Atelier Populaire d’Urbanisme permet d’imaginer collectivement un contre-projet élaboré par les habitants avec le soutien de professionnels, experts, étudiants ou universitaires. Les APU vise à transformer les politiques urbaines et mettre en œuvre le Droit à la Ville.

    En France, le premier Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) a été créé dans le quartier de l’Alma Gare à Roubaix. Cette forme d’organisation s’est ensuite diffusé dans plusieurs villes du Nord, en région parisienne et dans toute la France. Alors qu’elle était un peu tombé dans l’oubli, une nouvelle génération d’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) a émergé autour des années 2010, dans le contexte de la politique nationale de rénovation urbaine.

    L’APU de la Villeneuve de Grenoble

    L’Atelier Populaire d’Urbanisme a été créé par des habitants en décembre 2012 dans le grand ensemble emblématique de la Villeneuve à Grenoble, longtemps considéré comme « un modèle urbanistique et social ». Il s’inscrit dans la continuité d’une expérimentation des méthodes du community organizing menée par l’association ECHO à partir de 2010, dans une démarche de contestation du projet de rénovation urbaine porté par la municipalité et de co-élaboration d’un projet alternatif (le « projet urbain stratégique et démocratique » élaboré en 2013).

    L’objectif premier de l’Atelier populaire d’Urbanisme était de dépasser la simple opposition à la rénovation urbaine pour construire des alternatives à des dispositifs descendants en associant les habitants et acteurs associatifs et économiques du quartier à la démarche de rénovation urbaine. Il s’agit à la fois d’élargir le cercle des personnes qui participent à la production de l’urbain, de produire des savoirs réflexifs sur les limites de la production urbaine traditionnelle et d’expérimenter des méthodes alternatives inspirées de l’advocacy planning.

    L’Atelier Populaire d’Urbanisme de Villeneuve s’inspire des méthodes de l’advocacy planning élaborées par Paul Davidoff dans le milieu des années 1960 aux États-Unis. Elles visent à soutenir les habitants des quartiers populaires à faire valoir leurs droits et leurs intérêts dans la production urbaine. Cette expérience s’inscrit dans la continuité de l’expérience de ’community organizing’ mené à Grenoble entre septembre 2010 et décembre 2012 aboutissant à la création de l’Alliance Citoyenne.

    Plus d’infos : http://assoplanning.org


    Exporterre

    Objectifs du projet EXPORTERRE

    Faire émerger une transition et une résilience socio-économique.

    Comment ? En créant un accompagnement pour inciter les politiques publiques à soutenir les dynamiques économiques et sociales émergentes des communautés locales basées sur les compétences et les besoins des habitants.

    Une réponse rapide et efficace, sur de nouveaux mode de gouvernance et de pensées, est nécessaire dans la possibilité d’un futur où les crises socio-économiques et les bouleversements écologiques augmenteraient.

    Caractéristiques

    L’approche « Exporterre » vise à mettre en lumière les potentiels humain de créativité, de partage, d’innovation et d’initiatives issus de volontés citoyennes .

    En opposition à une montée de l’individualisme et du corporatisme, cette démarche prône une mondialisation par le bas. Nous voulons casser les regards techno-centrés sur les quartiers populaires qui ne sont vus que comme un réceptacle de subvention publiques. De ces quartiers peuvent aussi émaner des solutions ,des potentialités et de la plus value bénéfique pour tous.

    Notre projet demande un travail de repérage des savoirs faire, des compétences et des ressources d’un territoire, afin de « cartographier » les lieux où ils se produisent et de fédérer ces initiatives.

    L’objectif est de favoriser le développement local, à partir de ces différentes forces de création mise en place par les habitants, les associations et les infrastructures.

    Notre constat

    Nous travaillons principalement avec le quartier de la Villeneuve.
    C’est un quartier qui a émergé dans les années 60, situé au Sud de la plaine de Grenoble, il fut pendant longtemps la limite Ville/Campagne. Il est née d’un projet d’utopie urbaine, qui a très bien fonctionné. Aujourd’hui, la Villeneuve a obtenu une image négative à cause d’un lynchage médiatique avec la mise en avant de comportement agressifs ou hors la loi.

    Or, nous avons pu observer qu’il existe plusieurs initiatives individuelles et collectives, participant à une économie souterraine (informelle) local qui s’alimente par un système de réseaux multiscalaire.

    Cette capacité des individus de se mobiliser, tirant profit des ressources et de leurs savoir faire locaux ou extérieures, permet un développement endogène, pour satisfaire davantage leurs propres besoins, améliorer leurs conditions et augmenter leurs résilience.

    Pour autant, certains habitant détiennent des compétences et des savoirs-faire qui ne sont pas encore valorisés.
    Nous voulons donc mettre l’accent sur les initiatives et articulations pré-existantes, mais aussi promouvoir et rendre utiles des compétences en les intégrant dans ce circuit.

    Notre action

    La mise en place d’actions, de rencontres et projets concrets de développement économique, dans le respect des hommes et de l’environnement, aura pour but de renforcer l’identité locale d’un territoire et développer des coopérations extérieures pour aboutir à un équilibre collectif.

    La difficulté principale est de bien définir une stratégie d’action pour un quartier qui compte 15000 habitants. La nécessité du contact, du travail de terrain, la proximité et le tissage de liens nous amener à organiser notre action en 3 phases :

    • Tout d’abord de recensement des compétences des habitants auprès des acteurs associatifs, des centres sociaux et des autres acteurs de terrain qui connaissent bien le territoire , les habitants et possèdent une lecture pertinente des situations qui existent sur le terrain.
    • Le deuxième temps consiste à aller dans les lieux qui ont une importance sociale pour les habitants et une forte fréquentation, comme les lieux de cultes. L’objectif est de se présenter, expliquer notre démarche, mettre en place des moments d’échanges avec ses autres acteurs et des habitants.
    • Le dernier temps consiste à rencontrer directement les habitants d’échanger avec eux en porte à porte et dans leurs lieux de vie quotidiens (écoles, marchés, parc,..), pour ainsi récolter leurs préoccupations et leurs besoins .

    Plus d’infos : https://nuage-villeneuve.rio20.net/index.php/s/9ym4NsstGCRERgf


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